mardi 29 novembre 2011

Allégories-réalité

Le travail que fait les allégories est subtil. Face à une difficulté, on choisit une histoire, on la lit à l'enfant et son inconscient absorbera tout doucement l'équation "problème - solution possible". On ouvre à l'enfant une porte vers des pistes de réflexion qui l'amèneront à mieux faire face à cette difficulté.

Mais quand on est une maman qui écrit des allégories, les petits mousses de la maisonnée ont bien compris, consciemment, le rôle de ces contes thérapeutiques. Alors dès qu'une difficulté survient dans notre quotidien, invariablement, dans les solutions que mes enfants entrevoient, il y a : "composer une histoire" sur ce défi.

C'est ainsi qu'est née "Tulipe, la petite taupe qui ne voyait pas bien" et "Amila, le petit arbre qui ne pouvait pas voler", qui se retrouve dans la première partie de mon livre.

Il est certain alors que lorsqu'on choisit ce moyen, les enfants sont bien conscients qu'on écrit une "histoire pour aider", mais je trouve l'exercice tout de même très intéressant, de discuter avec eux pour cibler les émotions qu'ils croient que le personnage a ressenti, ou encore pour entrevoir des pistes de solutions. Je suis certaine que même si tout se passe à un niveau conscient, le travail de l'allégorie fait son chemin. Et ça fait des petits miracles je peux vous le dire!

Dans les dernières semaines, deux défis se sont présentés sur la route de mes enfants. Ma fille, de 8 ans et demi, qui vit les premiers signes de la pré-puberté avec circonspection. Et mon fils, qui présente de façon un peu plus intense des épisodes de somnambulisme.

Choupinette a proposé elle-même une histoire sur le sujet.

Quant à Petit Loup, c'est une intervenante consultée ce matin sur le sujet qui m'y a fait pensé.

Nous avons donc donné naissance ce soir à deux petits personnages, pour qui nous développeront une belle aventure, tout doucement:

Océane et la nuit. L'histoire d'une petite opossum qui est allée se promener dans la forêt en plein hiver pendant que sa famille hibernait.

Et

Fanny, la petite fleur qui grandissait trop vite. L'histoire d'une jeune pousse insouciante qui a tout à coup découvert de drôles de bourgeons sur sa tige.

On a à peine eu le temps d'amorcer les histoires que déjà, les idées fusaient.

Avec Petit Loup
Moi: Océane se sent comment d'après toi?
Petit Loup: Elle a peur car elle ne reconnait plus sa forêt, elle est blanche et pas verte. Elle a froid aux pieds et se trouve loin de sa maman.

Avec Choupinette:
Moi: Qu'est-ce qui se passe quand Fanny découvre ses bourgeons?
Choupinette: Elle ne sait pas ce que c'est. Elle regarde les autres petites fleurs, et elles n'en ont pas. Elle se sent différente.

Alors, vous saisissez un peu mieux la magie des allégories?

lundi 21 novembre 2011

Terminé le Salon du livre. À l'an prochain!

De belles rencontres avec des lecteurs qui viennent nous témoigner de l'appréciation de notre livre ou qui s'apprêtent à le découvrir.

Des jasettes inspirantes avec des auteurs talentueux durant nos pauses.

Des petits bouts de projets qui se dessinent entre deux dédicaces.

Quelques chouettes anecdotes à se raconter (une amie auteure a rencontré deux enfants qui portent les prénoms des héros de ses livres, en leur honneur, wow!).

Une belle pile de livres dans lesquels se plonger durant ces longs mois d'hiver.

Bref, un beau bain de foule qui nous grise et nous donne l'énergie de continuer à écrire.

C'est tout ça le Salon du livre, et même plus!

Merci à tous ceux que j'ai croisé. Et à l'an prochain!


vendredi 11 novembre 2011

Mon premier atelier sur les allégories

Aujourd'hui, c'était une première pour moi. Je donnais un atelier participatif de 3 heures sur "Comprendre et utiliser les allégories avec les enfants" dans le cadre du Congrès de l'Association d'éducation préscolaire du Québec.

J'étais quelque peu nerveuse de briser la glace. Car même si j'enseigne au collégial depuis quelques années déjà, je savais que je me retrouverais aujourd'hui devant des enseignantes et des intervenantes expérimentées. Lorsqu'elles participent à ce congrès, c'est pour en ressortir enrichies de nouveaux outils à explorer avec les enfants de leurs classes. Et je souhaitais que l'atelier soit à la hauteur de leur attentes.

Mon constat de cette journée: J'ai beaucoup aimé mon expérience. Ce fut mon premier atelier du genre, mais ce ne sera certainement pas le dernier!

J'ai passé l'après-midi avec une belle gang qui travaillé très fort à construire, en équipe, une allégorie sur un thème, une problématique proposée par une autre équipe. Résultat: De belles histoires créatives et touchantes, qui seront certainement utilisées auprès des enfants à qui elles enseignent.

Merci de votre belle participation les filles et au plaisir de se croiser au prochain congrès!

lundi 7 novembre 2011

Salon du livre de Montréal

Ça sera ma troisième expérience au Salon du livre de Montréal - une fois pour Naissances, un recueil collectif, une fois pour les 100 trucs pour les parents des tout-petits, co-écrit avec Sophie Rondeau - mais ça sera ma première expérience comme auteure solo d'un livre: Allégories pour les petits et grands défis de la vie.

Un livre qui m'habite depuis tellement longtemps, qui a pris des années à mûrir avant que je ne sois capable de me dire que oui, j'avais ce qu'il fallait pour le mettre sur papier. Et quelques années de plus avant de le voir devenir un "vrai" livre, publié.


Ça sera donc avec grand bonheur et une belle fébrilité que je foulerai le tapis du Salon du livre de Montréal cette année. Et ça sera assurément un plaisir de vous y rencontrer au stand des Éditions de Mortagne!

Pour connaître mes heures de présence au SLM, suivez ce lien.


Et pour les nouveaux lecteurs de mon blogue, voici quelques billets qui pourront vous aider à mieux me connaître.
Qu'est-ce qu'une allégorie?
Écrire pour aider
10 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les allégories

À bientôt!