samedi 29 octobre 2011

Hugo a peur de tout

Illustration: Nadia Berghella
J'adore le personnage de mon petit Hugo. Peut-être parce qu'il y a tellement de petits mousses qui me reviennent en tête quand je pense à lui. Cette histoire-là, c'est certainement celle qui m'a été inspirée par le plus d'enfants. Un beau mélange de plein de petites frimousses pour qui la peur prenait une trop grande place dans leur vie. Une peur que plusieurs adultes vivent aussi, moi y compris. Une peur qui paralyse, qui nous garde à l'écart, nous empêche d'oser. Et parfois, il suffit justement d'un adulte, qui ose parler de sa peur à un enfant, et de comment il l'a surmontée, pour donner le courage à un petit de foncer lui aussi vers ses rêves et ses désirs. Et vous, qui vous a aidé à surmonter vos peurs dans votre vie?

samedi 22 octobre 2011

Quand les Muses font des petits...

Je vous ai parlé en début de semaine de M comme Muses qui m'inspire à prendre du temps pour moi afin de laisser aller ma créativité.

Mais comment peut-on, dans notre quotidien surchargé, trouver du temps, à toutes les semaines, pour soi?

Une des façons que j'ai trouvée est d'intéresser mes enfants à ce que je fais. Oui, parfois, j'ai besoin d'être seule pour gribouiller, mais d'autres fois, c'est en famille qu'on le fait. 

Les enfants ont maintenant leur petite tablette à croquis, des pastels, des crayons bien à eux (pas touche aux miens, sauf exception!). Et on s'amuse à créer ensemble.

Quand je suis revenue de mon escapade créative, mes deux enfants sont tombés en amour avec le petit cahier que je m'étais confectionné durant le week-end. Et ils ont voulu faire le leur eux aussi.

Les voici donc en pleine action, heureux de créer eux aussi. Et fiers d'avoir un petit cahier maison qui n'a coûté qu'une grande feuille de papier à dessin et un peu de gouache. Décidément, les Muses font des petits!







lundi 17 octobre 2011

Oser sortir de sa zone de confort

J'ai toujours aimé créer. Je l'ai beaucoup fait par le biais de l'écriture. De la photo aussi.

Mais dessiner, peindre, bricoler, coller, découper? À part pour aider un enfant en difficulté durant mes années d'intervention ou me lâcher "lousse" un après-midi pluvieux avec mes enfants, non, jamais.

Ouvrir un petit cahier et griffonner des mots, j'ai toujours adoré! Mais y ajouter ensuite une touche personnelle au gré de mon inspiration avec de la couleur, des collages, des contrastes, je n'avais jamais osé.

Jusqu'à ce jour, il y a environ un an, où j'ai découvert M comme Muses par le biais de mon amie, Julie qui venait de parler sur son blogue d'un Petit pas des Muses qu'elle venait de faire.

Je me suis inscrite, curieuse et intriguée par ce cercle secret de privilégiées pleines de talent. Et je me suis laissée entraîner, tout doucement, à travers les petits pas des autres Muses.

Apprendre à s'offrir du temps, un espace pour créer. Se découvrir un peu plus soi-même à travers les pages qui se colorent au gré de nos humeurs, de nos joies, peines, fiertés et préoccupations. Lâcher-prise sur la performance, sur l'atteinte des résultats et profiter uniquement du bien-être que nous procurent ces petits moments "juste pour soi".

J'ai fait bien des petits pas depuis un an. Et un très gros en fin de semaine dernière. J'ai pris du temps pour moi. Pas 10 minutes à la sauvette, pas une petite heure une fois les enfants couchés. Deux jours. Deux jours à créer en toute liberté sans autre préoccupation que moi-même.

Je reviens de cette escapade créative remplie de ces belles rencontres avec d'autres, mais surtout avec moi-même, et avec un nouveau regard sur ma vie.

C'est promis, je récidiverai!

lundi 10 octobre 2011

La résilience, vous connaissez?

Boris Cirulnik, célèbre neurologue et psychiatre français, est l'une des premières personnes à parler du concept de résilience qu'il a défini comme étant "l'art de naviguer dans les torrents".

Malgré les recherches menées sur le sujet, personne ne peut déterminer avec précision pourquoi une personne a une capacité de résilience plus forte qu'une autre. Pourquoi certaines personnes sombrent plus facilement que d'autres face aux épreuves alors que d'autres en tirent une force hors du commun pour se relever et continuer leur route? Aucune étude n'a pu le prouver.

J'ai croisé, au fil de mes années d'intervention, bien des enfants qui avaient vécu des coups durs de la vie: violence ou abus, abandon, instabilité, et qui pourtant, avaient une force vitale indescriptible en eux. On sentait leur désir de vivre, de s'en sortir tellement fort.

Je côtoie aussi des amies qui ont vécu des épreuves très difficiles au cours des dernières années: séparation, décès d'un bébé, suicide du conjoint, maladie physique ou mentale, diagnostics qui tombent comme des tonnes de briques sur la tête de leurs enfants, et d'eux-mêmes par conséquent. Et qui ont fait preuve d'une capacité hors du commun à rebondir et aller de l'avant dans leur vie. On leur dit souvent qu'on les trouve fortes, bonnes. Et pourtant, elles ne vivent pas les embûches plus facilement que les autres. Elles semblent juste avoir une vision de la vie différente. Et elles suscitent souvent l'admiration des autres, moi la première.

Quel est le lien entre la résilience et les allégories me direz-vous? Les allégories sont pour moi un moyen de montrer aux enfants - et aux adultes - que pour chaque difficulté qui semble insurmontable, des solutions existent. Qu'il est possible que des petites pièces du casse-tête de notre vie éclatée se mettent tout doucement en place pour recréer une nouvelle vision de la vie.

C'est en pensant à toutes celles qui m'entourent et qui font preuve de résilience dans leur vie que j'ai écrit ce billet. Elles se reconnaîtront j'en suis certaine. Je tenais à vous dire que vous êtes inspirantes. Et vous m'aidez à voir la vie différemment. Merci d'être là dans ma vie!

Je termine sur une citation anonyme que j'adore...

"Life isn't about waiting for the storm to pass, it's about learning to dance in the rain".
(traduction libre: La vie ne consiste pas à attendre que l'orage passe, mais à apprendre à danser sous la pluie)

mercredi 5 octobre 2011

Béatrice voudrait une petite soeur

Illustration: Nadia Berghella 
J'ai envie de vous présenter un autre de mes personnages dont j'ai justement parlé aujourd'hui. Il s'agit de Béatrice, qui est bien malheureuse parce qu'elle aurait bien aimé avoir une petite soeur dans sa vie. "Même un petit frère taquin, comme Justin, celui de son amie Aurélie, aurait fait son bonheur, c'est dire!"

Une histoire où, comme bien des enfants -et des adultes, Béatrice voit l'herbe plus verte (ou plutôt l'eau plus bleue, c'est une baleine après tout) chez le voisin.

Une histoire où elle rêve de changer de vie avec son amie... pour finalement réaliser que sa vie à elle est aussi pleine de petits bonheurs qui font l'envie des autres.

Une histoire inspirée des filles uniques de deux amies. Une histoire que j'aime.